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Présidentielle au Tchad : le candidat du consensus IDI face au boycott de l’opposition

L’élection présidentielle au Tchad de l’année 2021 s’est passée en mode « #AllonsSeulementDansLaCapitaleN’Djamena et quelques grandes villes du pays ». Dix candidats inscrits dont le président sortant Deby, depuis 1990 au pouvoir, qui brigue un sixième mandat pour six ans. Cependant, les partis politiques dont leurs candidatures n’ont pas été validées et aussi une partie des  candidats qui se sont retirés de la course ont appelé à boycotter le scrutin du 11 avril pour dénoncer les violences contre les partis de l’opposition et les associations de la société civile.

Dimanche matin à 8 heures, le vote s’est déroulé dans un climat calme et apaisé, sous le respect des mesures barrières de la pandémie de Covid-19, dans presque tous les arrondissements de la capitale tchadienne. Mais vu les rumeurs qui circulaient de boycott, dans certains quartiers, les gens n’étaient pas vite sorti pour aller voter. Après un temps d’observation de climat social, la population était sortie massivement pour remplir leur devoir et droit citoyen.

Une élection placée entre la méfiance et la peur  

Depuis l’investiture du candidat et président sortant Deby pour le sixième mandat, un climat de méfiance et de peur se sont installés dans tous les secteurs d’activités. Personne ne fait confiance à personne, de peur d’être enlevé ou arrêté pour une destination inconnue. Car dit-on,

« C’est là que le bât blesse ».

Tout le monde a la peur au ventre de se faire repérer ou identifier par les agents des forces de l’ordre national.

La peur, bien sûr, est humaine, mais vu le déploiement de la police et de la gendarmerie dans tous les secteurs cibles a donné davantage la peur à la population. Mais quelques marcheurs-généraux étaient sortis pour exprimer leurs mécontentements non au sixième mandat du candidat de consensus IDI. Comme le témoigne l’un des marcheurs-généraux sur la page du parti Les Transformateurs que trop c’est trop, en citant ce proverbe :

« Ne remets pas au lendemain ce que tu peux faire le jour même »

Une élection entre l’amertume et l’espoir

La population tchadienne se partage entre deux camps. Dun côté, l’espoir pour les partisans du régime au pouvoir soutenant le Maréchal du Tchad pour sa ferme décision de lutter contre les terroristes dans le sahel et la paix au Tchad.  Par contre, ceux de l’opposition, c’est la tristesse accompagnée de la rancœur de toute la jeunesse en quête de l’insertion socio-professionnelle ; de voir un Tchad émergent comme les autres nations du monde.

Si on veut aider les autres à avancer, à grandir, à une prise de conscience, il ne faut pas s’oublier soi-même, qui est la règle générale pour toute société normale et civilisée. Mais comment comprendre qu’en Afrique noire, lorsqu’on parle de l’alternance, c’est le contraire?

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Auteur·e

lencreverte

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