Et si les femmes répudiaient leur époux ?
C’est une question amusante, n’est-ce pas ? Mais elle a du sens pour adoucir la violence conjugale. Si les femmes pouvaient répudier leur époux, le foyer serait plus juste, plus paisible, sans bagarres nocturnes. Le couple serait égal, la femme aurait les mêmes droits que l’homme. Certains foyers se débarrasseraient même des maris irresponsables ou alcooliques.
Nous ne sommes pas dans une société matriarcale
Dans certaines cultures, il est inadmissible pour une femme de parler sur un ton jugé irrespectueux. La question de l’égalité des sexes reste encore une simple publicité, et non une réalité. Si ce droit était accordé à la femme, certaines femmes battantes deviendraient les véritables chefs de famille, à la place des pères. Hélas, nous ne vivons pas dans une société matriarcale… même si, dans certaines communautés, ce cas existe.
Et si, réellement, les femmes pouvaient répudier leurs maris ? Il n’y aurait même pas besoin de textes juridiques sur les violences faites aux femmes. À l’ère actuelle, la femme ne doit pas seulement être “femme” : elle doit dépasser cette limite d’infériorité où, pendant longtemps, elle a été considérée comme une esclave.
Ainsi, Simone de Beauvoir, philosophe et féministe, affirme dans son essai publié en 1949, Le deuxième sexe :
« On ne naît pas femme, on le devient »
En d’autres termes, Beauvoir soutient l’idée que la femme doit agir, travailler et créer dans les mêmes conditions que l’homme. Par conséquent, elle devrait également avoir le droit de répudier son époux lorsque celui-ci n’assume pas ses responsabilités.
La femme est-elle légitime pour répudier son mari ?
Le sort de la femme reste encore d’actualité. Même si, aujourd’hui, la tendance semble s’inverser incontestablement grâce au travail qui l’émancipe et la libère de cette idée de “sexe faible”
Olympe de Gouges (1748-1793), une femme exceptionnelle mais à la personnalité révolutionnaire, publie en 1791 la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Voici ce que déclare son article 10 :
« Nul ne doit être inquiété pour ses opinions même fondamentales ; la femme a le droit de monter à l’échafaud, elle doit également avoir celui de monter à la tribune… »
Le sort de la femme reste encore d’actualité. Même si, aujourd’hui, la tendance semble s’inverser incontestablement grâce au travail qui l’émancipe et la libère de cette idée de “sexe faible”. C’est dans ce sens qu’Ahmadou Kourouma soulève cet aspect, dans son roman Allah n’est pas obligé :
« Partout dans le monde, une femme ne doit pas quitter le lit de son mari, même si le mari injurie, frappe et menace la femme. Elle a toujours tort. C’est ça, qu’on appelle les droits de la femme. »
Oh ! Intéressant comme réflexion. Mais aujourd’hui, y a-t-il encore des femmes qui peuvent supporter cela dans leur foyer ?
Des hommes soûlards, des hommes fainéants…
Certains hommes abusent de l’alcool, ce qui a un effet négatif sur le foyer et rend souvent certaines femmes tristes, en voyant leurs maris se comporter de façon ridicule aux yeux de leurs enfants et de l’entourage. Ce genre de comportement peut amener la femme à se poser certaines questions : si elle avait la possibilité de répudier son conjoint, ce serait un monde plus juste.
De même, si cela était permis dans le foyer, les maris paresseux et dormeurs seraient mis à la porte, puisqu’ils ennuient le couple et ne contribuent pas à son épanouissement. D’où cette question, posée depuis le début de ce billet : et si les femmes pouvaient répudier leur époux ? Quelle femme aimerait un mari paresseux ? Le choix est clair.
Les textes juridiques et la femme
La vie en société est régie par des règles et à chacun(e) ses obligations de respect envers l’autre. À titre d’exemple, la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948), en article premier :
« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. »
En outre, Olympe de Gouges reprend cet esprit d’égalité en son article premier, qui stipule :
« La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. »
Je pense que c’est assez clair, et vous l’avez déjà compris : si les femmes pouvaient répudier leur époux, si cela était possible, l’égalité serait enfin réelle.
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