Au Tchad, l’éducation des enfants des rues est foulée aux pieds

Article : Au Tchad, l’éducation des enfants des rues est foulée aux pieds
12 octobre 2020

Au Tchad, l’éducation des enfants des rues est foulée aux pieds

Un enfant qui n’a pas reçu une bonne éducation pose problème à sa famille, sa communauté et à l’État. Nonobstant, l’éducation est un héritage qu’un père doit léguer à son enfant. Un trésor inépuisable qui garantit la responsabilité de demain.

Au Tchad, le ministère de l’éducation nationale et de la promotion civique n’a pas de crédit comme d’autres. Il est moins priorisé, au détriment d’autres ministères qui ne produisent rien. Pourtant, c’est là où il y a la force pour sortir un pays de ses difficultés (pauvreté, misère). Il va sans dire que l’économie d’un pays est en corrélation avec le niveau d’éducation. C’est même le pilier de tout développement. Un bon gouvernement doit mettre du sérieux pour l’avenir des cadres de demain, mais tout à fait, c’est le contraire.

Il faut que le gouvernement prenne des mesures d’urgence pour ces enfants, faute de quoi le taux d’agression va augmenter, les cas de viols seront nombreux et la délinquance juvénile serait un problème perpétuel. Selon Wikipédia :

« L’expression « enfant des rues » désigne de façon générale un enfant (au sens de personne mineure) qui vit dans la rue. »

Les enfants des rues et les drogues

crédit photo: Pixabay.com

Ces enfants sont exposés à tout (maladies, famine, drogues…) et ils sont à la merci de la nature. Chez eux, c’est une vie où tout est permis, une vie de sans souci. Mais deux choses qu’ils tiennent à mordicus : le cola et les substances psychotropes un peu accompagnés de la cigarette. C’est très déplorable de les voir étaler aux bords des voies publiques, devant les bars et à la gare, tous barbouiller ne ressemblant pas à des personnes. Les autorités en charge ne se préoccupent même pas de cette affaire des enfants des rues.

Or, dans la Convention relative aux droits de l’enfant, en son article 33 portant protection contre les drogues :

« Les gouvernements doivent protéger les enfants des drogues dangereuses et doivent faire attention à ce qu’ils n’en prennent pas, n’en fabriquent pas, n’en transportent pas et n’en vendent pas. »

L’enfant et l’éducation

L’éducation est primordiale. Il est de hors de question qu’on la bafoue. Le gouvernement et les parents doivent mettre du paquet, sinon… Ça serait oh là là ! Encore, la Convention relative aux droits de l’enfant, en son article 28 portant sur l’accès à l’éducation :

« Chaque enfant a droit à une éducation. L’école doit être gratuite. Chaque enfant doit avoir accès à l’éducation secondaire et à l’éducation supérieure. Les enfants doivent être encouragés à atteindre le niveau d’éducation le plus élevé possible. La discipline à l’école doit respecter les droits de l’enfants et ne doit jamais utiliser de la violence. »

L’enfant et les textes juridiques

crédit photo: wating gogne

Ces enfants sont les bras valides de demain. L’État doit les protéger, leur créer des centres pour l’insertion socioprofessionnelle, pour qu’ils soient demain de bons citoyens. Notamment, la Convention relative aux droits de l’enfant, stipule en son article 33, portant rétablissements et réintégration :

« Les enfants blessés ou victimes de mauvais traitements, de négligence ou de la guerre ont le droit d’obtenir de l’aide pour pouvoir se rétablir et retrouver leur dignité. »

C’est attristant de regarder ces enfants sans défense exposés aux dangers. Ni les parents, ni le gouvernement ne s’en occupent. Car, dit-on :

« La rue n’a pas des enfants. Ce sont nos enfants. »

Changeons !

N’hésitez pas à un laisser commentaire !

Partagez

Commentaires