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Tchad : la population entre inquiétude et mélancolie

La mort du maréchal président Deby a plongé toute la population tchadienne dans l’inquiétude et la mélancolie de l’avenir du pays. Tout le monde se pose la question : le Tchad ne serait-il plongé dans un chaos total comme la Libye ? Face aux réactions du conseil militaire de transition(CMT) dirigé par un autre Deby, la démocratie a-t-elle sa place au Tchad ? Le Tchad ne deviendra-t-il la RDC ou le Gabon d’hier avec ce petit jeu de camouflage de sécurité ? Ces toutes ces questions qui enflamment les réseaux sociaux ces derniers jours.

La journée du lundi, c’était une panique à N’Djamena. Les gens couraient dans tous les sens, sans demander à son voisin ou à son frère la cause de cette course. Comme le témoigne le mécanicien qui était au bord du goudron :

«  « Mon frère, ma sœur, qu’est-ce qui ne va pas ? », ai-je demandé. Il m’a répondu court, et l’instant d’après je voyais les chars positionnés partout, dans chaque rond-point de la capitale. Et je me suis mis à courir jusqu’à Koundoul, une localité située au Sud de N’Djamena, à environ 15 km ».

C’était deux jours après les affrontements entre les forces gouvernementales et les rebelles du front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT), au Nord dans la province du Kanem. Donc, en écoutant cette nouvelle, la population N’Djamenoise avait déjà les oreilles tendues. Il fallait désormais aller chercher un endroit hors de la ville pour sauver sa peau. Déjà, les gens se rappellent de la guerre du 2 février 2008.

Également, sur la toile, les ambassades des USA, de la France et de la Grande-Bretagne avaient donné des consignes à leurs ressortissants de quitter la ville le plus tôt possible, ou justement de ne pas sortir hors de la ville. À mon avis, je dirai même que ce sont ces consignes données par les ambassades qui ont augmenté le degré ou volume de panique dans toute la ville.

La vraie transition est de redéfinir l’ordre constitutionnel

Le respect de la Constitution, c’est la base de tous les États qui se disent démocratique. Même si la constitution tchadienne reste un document au fond du placard entre les toiles d’araignées, respectons la quand même cette fois-ci comme un repère d’une bonne gouvernance. Aussi, même si un coup d’État militaire reste un coup d’État militaire, la transition doit être dans un temps limité et raisonnable, en suivant les lignes de la constitution. Par ce billet, j’interpelle l’UA et l’opinion internationale à suivre cette affaire transitoire de près pour la paix au Tchad et la stabilité de la sous-région.

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Auteur·e

lencreverte

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