Révélation : je n’ai jamais incarné la voix populaire
Écoutez !
Je suis né dans un milieu où tout était une imposition. Cette manière d’imposer les choses a façonné en moi une éducation marquée par l’intolérance. C’est ce qui fait de moi aujourd’hui un chef qui s’impose, et non celui qui écoute.
Peu importe la crise, la décision ne vient pas de moi : elle émane de mon maître, et je ne fais qu’appliquer pour préserver notre alliance.
Un jour, lors du repas vespéral, mon maître m’a posé une question :
« Bonhomme, penses-tu que la chefferie est une affaire de vote ou d’imposition ? »
Je n’avais pas trop réfléchi à cette question. Ma réponse fut rapide :
« Oui, maître, l’imposition me convient, parce que cela reflète déjà mes habitudes, comme vous me l’avez toujours enseigné. »
Un autre jour, je lui ai posé expressément la question :
« Maître, pourquoi aujourd’hui, dans le village, les gens veulent absolument s’impliquer dans la gestion et demander des comptes ? »
Ah ! Sa réponse fut immédiate :
« Écoute, mon fils, la chefferie n’est pas une démocratie. »
Depuis ce jour, j’ai compris :
« Je n’ai jamais été le choix du peuple… Alors, pour préserver notre alliance et rester solidement ancré au tronc de la cour royale, je dois mettre avant tout l’intérêt de mon maître, et reléguer celui du village au second plan. Quoi qu’ils fassent… je suis le chef du village. »
Le chef autonome du village
Au village, pendant la chasse collective, mon grand-père nous disait :
« Nous avons combattu, nous nous sommes défendus et nous avons arraché le tronc, notre tronc. Mes petits-fils, que ces douleurs soient gravées dans vos cœurs et que vous vous souveniez toujours de ce sacrifice », a-t-il déclaré.
Aujourd’hui, je suis le chef unique et autonome du village. Soutenez-moi dans ces moments difficiles, afin que demain chaque citoyen puisse s’épanouir pleinement et jouir d’une véritable démocratie, comme en ville.
Chef intransigeant
Partout dans le monde, on remplace un chef de village ou de terre après sa mort. Mais pourquoi vouloir me remplacer alors que je suis encore vivant ?
À la fin de son discours, un jeune adolescent cria :
« Puisque vous ne voulez pas céder, nous faisons confiance au Père céleste, Dieu qui connaît la souffrance de ses enfants. »
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