L’avortement induit : une réalité dans les quartiers

Article : L’avortement induit : une réalité dans les quartiers
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3 décembre 2020

L’avortement induit : une réalité dans les quartiers

« Si j’avais su ! » Une expression bien connue chez les jeunes, souvent répétée dans les débats pour évoquer les bons moments de la vie que l’on n’a pas pu saisir, et qui se sont transformés aujourd’hui en véritables regrets. Comme on le dit, les souvenirs font partie intégrante de la vie humaine ; c’est pourquoi cette locution traduit avant tout le sentiment de regret.


C’est l’histoire d’une jeune femme qui témoigne :
« Si j’avais su ! Je ne me serais pas négligée. Si j’avais su ! Je n’aurais pas avorté. Si j’avais su ! Je serais une bonne mère. Hélas, je n’ai pas une vie heureuse et mes larmes ne cessent de couler. »

À N’Djamena, l’avortement est devenu un phénomène quotidien. On en entend souvent parler à la radio : « telle fille a avorté ici ou là ». Dans les quartiers, les rumeurs circulent : « la fille d’untel a tenté d’avorter, mais ses parents ou ses voisins l’en ont empêchée ». Le plus tragique, c’est lorsque l’on apprend qu’une jeune fille est morte des suites d’un avortement. Alors, je me demande : qu’est-ce qui pousse les jeunes filles à avorter chaque jour ? Selon les on-dit, elles auraient même un slogan codé : « Essayer, réussir et la vie continue ».

La définition de l’avortement selon Wikipédia :

L’avortement est l’interruption, volontaire (IVG ou IMG) ou non, d’une grossesse (gestation) avant terme.

Les ‘’tchoukous’’, cause de l’avortement provoqué

Les « tchoukous » sont un terme du jargon tchadien désignant les vendeurs ambulants de médicaments et de comprimés. Ces vendeurs facilitent l’accès aux produits et offrent un raccourci aux clients : il est même possible d’être consulté devant sa propre maison et d’acheter les produits souhaités. Cependant, ils sont aussi l’une des causes directes des avortements provoqués dans la plupart des cas. Les jeunes filles se sentent en sécurité avec ces « docteurs », car ils leur fournissent tout, avec des explications détaillées, leur permettant ensuite de faire ce qu’elles veulent.

Le gouvernement doit prendre des mesures strictes à l’encontre des auteures de cet acte, qui violent les textes juridiques, et les sanctionner sévèrement conformément à la loi. Hélas, ces textes interdisant l’avortement existent bien, mais seulement en théorie, enfouis dans les archives. Sur le terrain, la réalité est tout autre. À quoi servent alors ces textes ?

Avortement et les Saintes Écritures

L’avortement provoqué étant interdit et puni dans la Bible, au chapitre de l’Exode 20 au verset 13 qui dit ceci :

« Tu ne tueras point ».

Mais ce commandement divin semble aujourd’hui foulé aux pieds par certaines jeunes filles chrétiennes, au profit d’une vie qu’elles jugent plus facile. Je dirais peut-être : chacun sa vie, chacun sa religion. Pourtant, je me demande encore : les enfants de Dieu respectent-ils toujours la parole de vie, comme il est écrit dans l’Exode, au verset 12 ?

« Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne »

Trop, c’est trop changer les jeunes filles !

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Commentaires

Aboubakar Assidikh YOUSSOUF
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Je me dis parfois...Bien qu'ils nous sont utiles, les réseaux sociaux nous ont privés de ces genres d'articles qu'on ne retrouve que dans les blog. C'est la beauté vraiment!