N’Djamena : l’inondation, une autre crise pour les citoyens

Article : N’Djamena : l’inondation, une autre crise pour les citoyens
18 septembre 2020

N’Djamena : l’inondation, une autre crise pour les citoyens

Inondations au Tchad dans la capitale N'Djamena
Crédit photo : AMISOM Photo / Tobin Jones – Iwaria

L’inondation est devenue, ces derniers temps, l’un des phénomènes les plus récurrent dans la capitale tchadienne N’Djamena. Les pluies torrentielles du mois d’août ont causé assez des dégâts, laissant la population des quartiers périphériques dans un désarroi total. Cette situation vient s’ajouter à celle de la Covid-19.

Certains quartiers sont coupés des autres par l’effet d’inondation. Ce phénomène est dû au manque d’urbanisation et au non curage des caniveaux par la commune et la population elle-même. Ces problèmes ont un impact direct sur l’inondation. Si la ville est mal urbanisée, il peut y avoir des difficultés de drainage d’eau et d’orientation des voies sur les différents axes de la ville.

Le non-curage des caniveaux, la cause de l’inondation

Le non-curage des cavineaux, la cause de l'inondation
Crédit photo : Malloum

Ce refus de s’engager dans l’activité citoyenne met toute la ville dans d’énormes difficultés pour bien s’en sortir en saison des pluies. La tâche est partagée : tout le monde doit apporter sa pierre de construction pour une ville propre et saine. Mais de mon point de vue, généralement, les gens accusent à tort ou à raison les communes de ne pas bien faire leur travail.

L’assainissement n’est pas qu’une question concernant les autorités publiques, mais aussi les citoyens. Ils doivent commencer chez eux, dans leur quartier, leur commune… Cette initiative avait même été lancée il y a de cela un an, par les hautes autorités du pays : l’objectif était de sensibiliser, encourager et conscientiser les jeunes générations à s’impliquer dans la gestion publique, qui est une préoccupation de tous.

Dans le cadre d’actions citoyennes, les journées de samedi sont des journées de salubrité sur tout le territoire national. C’est une initiative du président de la République, son excellence le chef d’État.

Avec l’inondation, les maisons en ‘’pototo’’ sont en dangers

Les maisons en "pototo", en danger avec l'inondation
Crédit photo : Malloum

La plupart des maisons dans les zones un peu reculées, sont construites en boue, c’est-à-dire avec des briques non cuites. C’est ce genre de concessions, en saison des pluies, qui sont généralement en danger. Surtout, ces maisons battues en terre causent assez des dégâts sur le plan matériel ainsi que moral.

Le paludisme, conséquence de la saison des pluies

Moustique, inondation et paludisme à N'Djamena au Tchad
Crédit photo : ASCOM Prefeitura de Votuporanga – Flickr

Le paludisme est une maladie endémique en Afrique, mais le constat est bien réel en saison pluvieuse : la courbe des cas confirmés de paludisme est croissante par rapport à celle de la saison sèche, peu importe les localités. L’inondation a un impact aussi direct sur la population en difficultés. Avec la montée des eaux, les moustiques deviennent nombreux et puissants. Si on n’est pas protégé avec une moustiquaire imprégnée, il est très facile d’avoir le paludisme.

Interdire les zones à risque

Le gouvernement devrait formellement interdire d’habiter dans les zones à risque et prendre des dispositions à l’encontre des gens qui ne respectent pas ces mesures de prévention contre l’inondation. Il serait souhaitable, même, que la population prenne conscience des dégâts causés par l’inondation. Les autorités politiques doivent penser également aux mesures d’accompagnements pour soutenir les personnes en situation d’inondation.

Comme conséquence, le journal tchadinfos.com dénombre depuis le début du mois d’août 10 morts et 31853 individus déplacés, sans compter les autres localités du pays.

Ce billet retrace quelques difficultés d’inondation dans les quartiers périphériques de N’Djamena, qui ont mis certaines activités aux arrêts.

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